ÊTRE OU PARAÎTRE ÊTRE


Nos valeurs. Ces principes de vie qui sont ancrés profondément dans notre être. Ils se faufilent dans nos veines au travers nos globules rouges. Oui, nos valeurs transportent en quelque sorte notre oxygène. Elles nous donnent le souffle pour avancer. Pour se rattacher. Pour évaluer l’autre. La cohérence entre elles et notre identification en tant qu’humain est primordiale, car ignorer ses valeurs, les inhiber, entraînent un sentiment de déséquilibre et la vie semble perdre tout son sens.


Les valeurs seraient, en quelque sorte, des buts désirables, trans-situationnels, qui peuvent varier en importance. Des principes permettant de guider la vie, telle une boussole. Ce sont des règles morales. Elles nous aident à grandir, à s’accomplir, à nous développer comme personne.


Instinctivement, tout le monde en possède. Les valeurs nous sont transmises, démontrées, imposées, retirées. Le milieu dans lequel nous nous développons enfant nous les inculque. Nous aimons nous les approprier, les rejeter, les questionner, les adopter temporairement, les peaufiner, les ajuster à notre propre individu. Elles sont malléables, se transforment au même diapason que notre évolution sur cette terre.


Les valeurs nous permettent de nous ancrer dans cette société, ce monde, cette planète où la cohabitation n’est pas toujours simple. Elles permettent de nous distinguer, de s’affirmer, de se rassembler ou de s’éloigner. Ta personne se doit d’être en cohérence avec tes valeurs personnelles, car la dyssynchronie entraîne un mal-être difficilement acceptable.


Et la valeur de l’être humain, elle? Comment tu définis ta valeur? Ta propre valeur, à tes yeux, devraient rejoindre tes valeurs. Et la valeur de l’autre te faisant face devrait être évaluée, selon celles-ci. En cohérence ou en dyssynchronie.


Comment peut-on mesurer la valeur de l’être humain? J’aimerais te dire qu’elle ne se quantifie pas selon tes nombreux diplômes. Tes deux baccalauréats, trois maîtrises, 2 doctorats et un post-doctorat? Non. Elle ne se quantifie pas, non plus, selon ton compte de banque. Tes gains en bourse, ton compte épargne à six chiffres, ton revenu annuel exorbitant, ton CELI provoquant de l’envie? Non. Elle ne se quantifie pas, non plus, selon tes avoirs matériels. Ta maison majestueuse, ta piscine creusée, tes deux chalets, trois bateaux, tes trois voitures qui, en valeur monétaire, pourraient nourrir une famille en Afrique durant des années? Non.


Démontre-nous comment tu traites l’autre humain devant toi. Comment tu peux en prendre soin. Comment tu peux interagir. Comment tu peux oeuvrer au bien commun. Comment tu peux élever l’humanité, contribuer. Comment tu accompagnes tes mini homosapiens quotidiennement. Et les mini homosapiens, en général, non? L’humain de demain. Éblouis-nous ainsi. Non, par ton argent, ton statut social, tes études, ton travail…


J’aimerais te dire: l’humain se retrouve petit à l’intérieur, parfois. Il ne reconnaît plus ses valeurs ni sa valeur globale. Il est confus. Je sais, tu en reçois les contrecoups, absorbes les répercussions. Mais toi, devant, n’oublie pas les tiennes, demeure en cohérence. Reste grand (e) à l’intérieur. N’oublie surtout pas ta propre valeur. Prêche par l’exemple. Demeure debout et toi-même. Sois fier(ère). C’est déstabilisant pour autrui, mais assurément constructif pour l’humanité.


Tsé, ta vraie qualité d’humain… N’oublie pas… Impressionne-nous par l’être que tu es profondément et non ce que tu veux que l’on croit que tu es…

Nathalie Dubeau-Racine

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